Au Bénin, le président de la Cour constitutionnelle, Dorothée Sossa, a pris, lundi 23 mars 2026, des ordonnances pour désigner les délégués de l’institution en vue de l’élection présidentielle du 12 avril 2026. Banouto propose quelques repères pour mieux comprendre leur rôle.

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Siège de la cour constitutionnelle du Bénin à Cotonou. Source : Internet

À quelques semaines du scrutin, les institutions impliquées dans le processus électoral s’activent pour assurer le bon déroulement du vote. Parmi elles, la Cour constitutionnelle occupe une place centrale. Conformément aux articles 43, 45 et 117 de la Constitution, elle statue sur la régularité des élections ainsi que sur les irrégularités constatées. Dans ce cadre, son président, Dorothée Sossa, a désigné des délégués électoraux dans chacun des douze départements. Mais concrètement, quel est leur rôle ?

 

Une organisation hiérarchisée et structurée

Lors d’un point de presse animé le jeudi 26 mars 2026, le secrétaire général de la Cour constitutionnelle, Romuald Irotori, a expliqué que le travail des délégués repose sur une organisation interne bien définie, facilitant la coordination et la gestion des éventuelles difficultés.

 

Trois catégories de délégués sont ainsi déployées : départementaux, communaux et d’arrondissement. Selon les ordonnances, « tous les délégués opérant dans le département sont placés sous l'autorité du conseiller de la Cour constitutionnelle, superviseur du département ».

 

Le délégué départemental accomplit « sa mission sous l'autorité du conseiller-superviseur ou de son représentant auquel il rend compte au fur et à mesure du déroulement de sa mission par un rapport écrit ». Il coordonne également « les activités des délégués des communes et des arrondissements de son ressort » et participe aux réunions de synthèse organisées sous la supervision du conseiller.

 

De leur côté, les délégués communaux exécutent « leurs missions sous le contrôle du délégué du département et sous l'autorité du conseiller superviseur ou de son représentant auxquels ils rendent compte par un rapport écrit ». Quant aux délégués d’arrondissement, ils interviennent « sous le contrôle des délégués de la commune de leur ressort et sous l'autorité du conseiller-superviseur ou de son représentant auxquels ils rendent compte par un rapport écrit ».

 

Des missions centrées sur la régularité du scrutin

Les ordonnances précisent également le champ d’intervention des délégués. Leur mission couvre toute la période électorale : de la campagne à la veille du scrutin, jusqu’au jour du vote. Dans leur zone de compétence, ils doivent « relever et constater dans les formes indiquées, tous les faits susceptibles d'être une irrégularité conformément à la Constitution et au code électoral ».

 

Ils sont aussi tenus de « consigner ces faits sur les fiches d'observation appropriées mises à leur disposition par la Cour constitutionnelle » et « établir des rapports circonstanciés à la fin de leur mission ».

 

Selon Romuald Irotori, ces délégués sont soumis à une déontologie stricte fondée sur « la discipline, la courtoisie et la neutralité ». Avant leur déploiement dans les départements, communes et arrondissements, ils bénéficient d’une formation pour maîtriser les outils et procédures d’observation.

 

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